Après les approximations de Nicolas Sarkozy, rétablir la vérité sur les collectivités locales

Publié le

Le 13 juillet 2010 Après les approximations de Nicolas Sarkozy, rétablir la vérité sur les collectivités locales Lors de son intervention télévisée sur France 2 le 12 juillet 2010, Nicolas Sarkozy a brocardé les régions qui continuent d'augmenter sans discontinuer de 34 000 agents par an depuis 10 ans le nombre des fonctionnaires, alors que l'Etat fait lui des efforts de gestion. Monsieur Sarkozy oublie sans doute dans ses calculs le transfert de près de 80 000 agents TOS des lycées vers les régions par la loi Raffarin de 2004, dont il était un des initiateurs.

Il suggère que les collectivités locales participent de la même manière que l'Etat au non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Nicolas Sarkozy doit dire aux Français quels services il supprimera en conséquence. Nicolas Sarkozy doit indiquer les coupes budgétaires qu'il entend faire dans les budgets des collectivités. Ce sont les services publics de proximité qui subiront cette mesure.

Que faut-il arrêter : la crèche, le repas à domicile pour les personnes âgées? le réseau de bus, l'entretien des routes? la construction de lycées ou l'aménagement des voies de chemin de fer? l'aide aux devoirs ou la cantine scolaire? Les centres de loisirs ou les équipements sportifs? L'aide au développement économique ou les agendas 21? les aides au logement social parce que l'Etat est défaillant?

Une fois de plus Nicolas Sarkozy s'arrange avec la vérité.

Il est trop facile de brocarder les collectivités et leur gestion, alors que leurs budgets sont équilibrés, que la droite a supprimé une grande partie du lien fiscal qui les unissait aux contribuables et qu'elle gèle leurs dotations tout en transférant des charges masquées.

N'oublions pas que c'est le même gouvernement qui appelle à l'aide Régions, départements et communes pour financer les lignes à grande vitesse, les universités, les commissariats de police ou les gendarmeries sans assurance qu'il y ait des effectifs ou la rénovation des abords des hôpitaux ou des tribunaux qu'il supprime sans concertation par la suite.



Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article