Plus de 380.000 euros retirés début 2007

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Le journal Marianne indique que 380.000 euros auraient été retirés en espèces avant l'élection présidentielle de 2007 L'hebdomadaire qui s'est procuré les carnets de 2007 de l'ex-comptable de Liliane Bettencourt mentionne des retraits d'argent "fréquents" et "très élevés"durant les 4 mois précédant l'élection présidentielle. "De janvier à avril 2007, pas moins de 388.000 euros (sont) sortis en liquide et sans affectation précise"écrit le journal à paraître samedi. "Rien, dans les 'cahiers de caisse de Claire T`, ne permet de savoir à qui cet argent liquide était réellement destiné. Ce qui est logique, puisqu'elle-même indique qu''il ne fallait pas laisser de trace`", écrit encore Marianne. Toutefois, les mentions "Monsieur" ou "Monsieur Bettencourt", nom sous lequel les retraits d'argent aux fins politiques étaient consignés, selon les déclarations de l'ex-comptable à Mediapart, apparaissent à de "nombreuses reprises", pour un total de "183.350 euros en quatre mois", calcule l'hebdomadaire. Marianne indique avoir comparé les sommes retirées en 2007 avec "celles sorties sur la même période de l'année 2006" et conclut que "les mouvements ne sont pas de la même ampleur". Le rapport commandé à l'IGF relativisé par avance L 'Inspection générale des finances (IGF) rendra lundi "au plus tard" son rapport annoncé initialement pour ce vendredi. Le 30 juin, le ministre du Budget François Baroin avait saisi l'IGF pour "tout mettre sur la place publique" et déterminer si le ministre du Travail Eric Woerth, quand il était titulaire du Budget, est intervenu dans la gestion du dossier de Liliane Bettencourt par le fisc. La majorité compte sur ce rapport pour éteindre l'incendie qui touche l'un des ministres clés du gouvernement Sarkozy. Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre avait ainsi estimé début juillet qu'après sa publication, tous ceux qui ont émis des doutes sur la probité du ministre du Travail "devront se taire". A gauche à l'inverse et même si si l'indépendance du chef de l'IGF Jean Bassères n'est pas remise en cause - "il a un vrai sens de l'Etat", affirme un cadre socialiste -, l'utilité de son rapport est relativisée par avance. "Il est probable que l'IGF ne trouve aucun document écrit" avec des instructions d'Eric Woerth "pour lancer ou arrêter" un contrôle fiscal contre la milliardaire, estime ce responsable du PS. Mais cela ne permettra pas d'affirmer qu'il n'est pas intervenu par voie orale, directement ou par l'intermédiaire de son cabinet, ajoute-t-il. Un ancien inspecteur des finances, qui a requis l'anonymat, reconnaît que "si le ministre a donné une instruction verbale et discrète, ce sera par définition difficile à retracer". L'association Transparence Internationale conteste, elle, l'objectivité de ce rapport. "L'IGF opère sous l'autorité directe de Bercy, elle ne dispose d'aucun des attributs d'une autorité d'enquête indépendante", relève ainsi son président Daniel Lebègue.
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